Montréal se livre en est à sa sixième édition. Tous ceux qui travaillent dans le secteur du livre, qu’ils soient libraires, bibliothécaires, représentants, blogueurs, éditeurs, distributeurs, etc. Bref, si votre métier c’est le livre, et que c’est aussi votre passion, ces rencontres informelles sont des moments de retrouvaille sans autres objectifs que de jaser en prenant un verre. Au plaisir de vous y rencontrer! Voir l’événement Facebook pour le 1er septembre, au Petit Medley.
Blogues littéraires 2/2 : Déployer sa présence sur Internet.
Photo: Photojunkie, Biosphère de Montréal
Pourquoi les blogues littéraires devraient faire partie d’une stratégie de communication pour les acteurs du secteur du livre? Simplement, parce que le développement du marché du livre, papier comme numérique, se trouve sur Internet. La recherche d’informations ou la découverte fortuite d’un titre par le lecteur se fera vraisemblablement sur le Web, on y est déjà. Il faut donc démultiplier les sources d’information et de recommandation du livre et de la littérature. Tout un réseau de blogues littéraires et de webzines est présent sur Internet, mais pratiquement aucune référence n’y ait faite sur les sites des éditeurs et des libraires. Je crois qu’il est temps de reconnaître ces médias d’influence et de prescription pour les rendre encore plus influents. Qui sait, peut-être que les médias traditionnels ne seront plus aussi indispensables pour la promotion de la littérature au Québec?
Une question de référencement
Une des forces du blogue est sa qualité de référencement. Comme le dit si bien Michelle Blanc, le blogue est le roi des médias sociaux. Dans la majorité des cas, il suffit de chercher un titre dans Google pour voir apparaître en première page des résultats de recherche les entrées de ces blogues littéraires. On serait fou de s’en passer!
De plus, comme la majorité de ces blogues inscrivent l’hyperlien vers la page de l’éditeur, c’est une aide supplémentaire au référencement même de ces éditeurs, puisque l’algorithme de Google définit, notamment, l’autorité d’un site sur le nombre d’hyperliens qui y pointent.
Si de surcroît, les éditeurs ou les auteurs inscrivent à leur tour les liens vers ces blogueurs littéraires, ce réseau d’hyperliens ne fait qu’accroître la visibilité des titres et des sources d’information québécoises. On augmente aussi du coup la pertinence de chacun dans les résultats de recherche et l’achalandage ne peut qu’en être favorisé.
Il faut, maintenant, prendre d’assaut le Web, mais dans sa définition même, c’est-à-dire en considérant la puissance des interconnexions d’hyperliens. Ça semble une vérité de La Palice, mais ce n’est pas encore suffisamment le cas. Les éditeurs et les auteurs devraient appuyer ces blogues littéraires, au moins les plus sérieux et rigoureux, afin de créer un véritable réseau de références croisées. Peu importe d’ailleurs, l’appréciation des ouvrages qui en est faite.
Appréciation relative.
L’attitude envers les blogueurs est la même qu’envers les journalistes, chacun tient à son indépendance et à la même sollicitude, que leur critique soit positive ou non. C’est une question de crédibilité. D’ailleurs, il faut savoir qu’une mauvaise critique surtout pour les auteurs moins connus ou les nouveaux auteurs peut favoriser les ventes de livre. C’est bien ce qu’affirme, Jennifer Thaidans dans le Standford Daily, suite à une étude sur la critique littéraire (étude orginale).
positive publicity benefited all titles and the bad publicity only helped lesser-known and obscure authors. Bad publicity may boost book sales.
Stratégies de communication
En terme de recommandation, il est plus profitable pour un éditeur de diffuser un commentaire d’un de ses ouvrages fait par un tiers, que de diffuser sa propre appréciation, les dossiers de presse sur les pages des livres en sont un exemple. C’est toute la question de la médiation d’une œuvre, d’un auteur. À ce titre, lisez ce billet décapant d’un auteur américain sur les argumentaires de ventes et son vocabulaire trop souvent dithyrambique (je rappelle, il est Américain et c’est un ouvrage d’affaires) et pourquoi il privilégie le compte rendu de blogueurs. Sa stratégie devrait faire des émules.
À ce propos, les blogues offrent un complément trop négligé par rapport aux médias. Beaucoup de blogueurs américains, qui rendent compte et commentent leurs lectures, sont invités aux lancements et aux journées spéciales des éditeurs, ils reçoivent aussi des advanced copies ou des services de presse régulièrement. Tout simplement, parce que les éditeurs ou auteurs ont compris qu’une multitude de blogueurs souvent constitués en réseau de contacts, en communauté informelle, influencent un certain lectorat lui-même influent, sans oublier que leur message est amplifié par les réseaux sociaux. Certains éditeurs d’ici l’ont compris.
Le coût du service de presse est nul lorsque envoyé en format numérique que ce soit PDF ou ePub. Pour les éditeurs qui sont sur l’agrégateur ANEL-De Marque, ils ont la possibilité de faire des envois d’infolettre où les chroniqueurs intéressés peuvent télécharger l’ouvrage. Les moyens techniques sont disponibles, il suffit d’intégrer les blogues à sa stratégie de communication. Tout est dans la manière, disait ma mère.
De plus, parce que nous sommes dorénavant dans une économie de l’attention, ces super lecteurs doivent être considérés comme des ambassadeurs de valeurs et de style de vie que le secteur de l’édition souhaite promouvoir : soit intégrer la lecture dans ses activités quotidiennes, la lecture comme activité de plaisir, de découverte, etc. Leur passion est grande, elle est très souvent bien communiquée, et trouve un écho auprès de plus en plus d’internautes.
Alors que des entreprises s’ingénient à créer des communautés de super usagers, d’ambassadeurs de leur marque. Elles encouragent et plébiscitent les initiatives de ce type, afin de créer une base d’influence et sont prêtes à dépenser des fortunes à ce titre. Starbucks est certainement l’entreprise la plus connue en ce sens et la plus efficace, voici un exemple d’innovation de relations avec ses clients caféïnomanes prêts à appuyer l’entreprise. C’est aussi significatif que le plus grand vendeur de café devienne en toute logique le diffuseur de livre numérique pour Kobo: Michael Serbinis de Kobo: « un café Starbucks contre quelques heures de lecture… »
Stratégie de promotion
Une pratique très répandue dans la blogosphère française et américaine, et moindrement ici, est le challenge littéraire, qui consiste à choisir un thème, un auteur ou une œuvre et d’en faire le commentaire pendant une période donnée, un mois en particulier. Les blogueurs québécois y participent également, voyez la colonne de gauche sur le site de la Pause lecture avec Kikine, la Russie et le Japon y ont été à l‘honneur, observez ces badges de défis littéraires que se lancent les blogueurs. Quels thèmes pour la littérature québécoise ?
Si je vous parle des challenges, c’est qu’ils symbolisent bien le pouvoir du réseau de blogues, qui sous des apparences désorganisées, influence les internautes. Comme le mentionnait également Séphane Dompierre, à titre de porte-parole de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, « avec les blogues, on peut savoir ce que pensent ceux qui nous lisent pour le plaisir et non par obligation, comme les critiques dont c’est le travail », JMLDA, les nouvelles courroies de transmission.
Ce qui est également intéressant avec ces challenges, des déclinaisons moins organisées sont également possibles, c’est le parallèle possible avec une des pratiques promotionnelles propres au Web, le Bum Rush the charts, tel que présenté par Mitch Joel dans Six Pixels of Separation (difficile de citer un ePub, chapitre 12, 3, Content is Media ; version française ), l’expression réfère à une opération de Black Lab en 2007 pour propulser leurs chansons dans le palmarès iTunes grâce à une coordination des blogueurs et de personnes influentes et actives sur les réseaux sociaux.
« People involved in the online channels felt that this might be a chance to prove the power of new media » Mitch Joel, Six Pixels of Separation.
La Recrue du mois et autres webzines.
Je parle de blogues, c’est pour simplifier, car j’inclus dans cette stratégie de réseautage Internet pour la promotion du livre, les webzines, de spécifiquement littéraire à généralement culturel, d’ailleurs. Par exemple, La Recrue du mois (qui fût d’abord un blogue) traite des premières œuvres littéraires d’auteurs québécois, Venise Landry, collaboratrice de longue date (MAJ: depuis la fondation en fait, il y a 4 ans), présentait dans ce billet la sortie du numéro de février et ce qui distingue le webzine. Ses chroniqueurs ont pour la plupart leur propre blogue, il vaut la peine d’y jeter un coup d’œil. Venise Landry s’exprime sur son expérience de blogueuse et de compte rendu de lecture de manière pertinente dans ce billet, tout en soulignant l’importance du blogue pour les auteurs. Le blogue de Dominque Bellavance, qui traite entre autres de sa pratique d’auteur et des pratiques du secteur , est fort intéressant, c’est un blogue et un exemple à suivre, mais là je m’égare.
J’inclus aussi ma mère était hipster, parmi ces eZines bien que ce soit un blogue, parce que la mise en page soignée et les onglets par catégorie se rapportent plus aux premiers qu’au dernier. Quant à Pieuvre.ca, on y traite de société, d’environnement et de culture et le livre y a sa place. Il y en a tant d’autres.
La réflexion que je me fais en visitant ces sites régulièrement et par ma participation à la Recrue du mois : Il faut être là où les médias émergent pour que le livre et la littérature québécoise conservent leur pertinence.
À lire également :
- Reading in the age of screens, Publishing Perspectives.
- Reading in thee age of screens, continued, Publishing Perspectives.
- La sagesse des foules, James Surowiecki, JC LAttés, 2008 (2004)
- Michelle Blanc fera paraître début octobre, les Médias sociaux 201. Je vous encourage à le lire, vous y trouverez une méthode stratégique articulée en quelques étapes pour augmenter sa présence web, mais surtout pour aider à se rapprocher de sa communauté, afin de profiter de l’effet de levier des blogues d’abord, des réseaux sociaux ensuite. #LMS201
- Blogues littéraires 1/2: Influence discrète?
Blogues littéraires 1/2 : Influence discrète?
Photo: Sophie Imbeault, l’Institut Pinel à la Salpêtrière, Paris.
Les médias de masse ont une grande influence de prescription et de recommandation de livres, de proposition de lecture auprès du public. J’en ai parlé dans mon billet: Quelle place pour le livre et la littérature dans les médias?
Il est vrai que journaux, radios et télés ont un auditoire important, mais leur espace dédié au livre et au livre québécois en particulier tend à diminuer, et leur auditoire transite aussi vers le Web. Tout le milieu fait ce constat sur la présence du livre dans les médias et s’en plaint avec raison. Mais, est-ce les médias qui sont à blâmer ou est-ce la valeur du livre et de la littérature dans notre société? Est-ce simplement que le choix de ce canal de communication n’est plus adapté?
La blogosphère
Les éditeurs l’ont bien compris, le riche contenu des blogues est matière à publication. Les noms de Michelle Blanc pour les Médias sociaux 101 et Caroline Allard pour les Chroniques d’une mère indigne nous viennent immédiatement à l’esprit et il y en a tant d’autres. Par contre, pour ce qui est de la diffusion et de la promotion du livre, les blogues sont encore trop négligés. D’ailleurs, peu d’entreprises dans le secteur du livre tiennent un blogue, mais ce sera pour un prochain billet.
Dans bien des secteurs comme ceux de la mode, du cinéma, du design et des arts visuels, les blogues sont devenus des incontournables. On pense évidemment au succès du Huffington Post, blogue collectif lancé en 2005 afin d’offrir une alternative à la couverture médiatique traditionnelle sur la politique, les médias, les affaires, le design, etc. et racheté par AOL à fort prix (article Wikipédia). D’autre part, Tavi Gevinson, jeune blogueuse de 15 ans a réussit à faire de son blogue sur la mode, The Style Rookie, un incontournable il y a deux ans déjà, il n’y a plus un défilé des grands couturiers qui ne l’invite, ceux qui ont lu le Diable s’habille en Prada ou qui ont vu September Issue comprendront le tour de force. Gevinson est au même niveau que les grands magazines de mode comme prescriptrice de tendances. Toujours en mode, The Sartorialist, un blogue sur la mode de la rue, profite de revenus publicitaires administrés par Condé Nast (réf.). Ce ne sont que quelques exemples, mais je pourrais vous en sortir des tonnes. Ce qui est à retenir est l’importance des blogues comme média influent et prescripteur, et aussi comme stratégie pour augmenter sa présence web.
Les blogues littéraires québécois
Les blogues littéraires sont encore perçus comme marginaux, ayant peu d’influence et ayant une portée moindre que les grands médias de masse. Pourtant, plusieurs blogues littéraires font le palmarès Wikio des blogues québécois d’un mois à l’autre, et ce toutes catégories confondues. Par exemple, au printemps, le Passe mot de Venise était dans le top 20 des blogues québécois, devant des blogues bien fréquentés de Radio-Canada ou de ses chroniqueurs. La Bibliothèque d’Allie se retrouve également fréquemment dans le top 20 de Wikio pour TOUS les blogues québécois et à la tête du palmarès de Tout le monde en blogue (TLMEB), tout comme Pause lecture avec Kikine.
Au mois de juin 2011 justement, Pause lecture avec Kikine (14) et la Bibliothèque d’Allie (20) se retrouvaient tous les deux dans le top 20 Wikio, donc fortement fréquentés en mai par les internautes à la recherche de lectures d’été. Ces deux blogues se retrouvaient une fois de plus dans le palmarès Wikio de juillet, en compagnie du Passe mot de Venise (59) et le blogue de la librairie Monet, Le Délivré (94).
Comme on doit s’inscrire pour apparaître dans les palmarès Wikio, il faut penser que d’autres blogues pourraient se retrouver dans ce Top 100 des blogues québécois. Je pense notamment à Livresquement boulimique. Mais de toute manière, certains se retrouvent dans des créneaux littéraires et sont au cœur d’une communauté d‘aficionados du genre qu’ils traitent. Comme Wikio n’archive pas les palmarès, consultez les billets de Martin Lessard sur Zéro seconde qui les retranscrit et les commente: pour les mois de mai et juin.
Vous trouverez une liste, encore partielle, de blogueurs, ces supers lecteurs qui rendent compte de leurs lectures régulièrement, dans l’onglet de ce blogue en haut: Blogues Littéraires. Avec une description des genres privilégiés et même leur compte Twitter pour vous joindre à leurs conversations.
Voici ceux que je fréquente assidûment, mais je ne peux que vous encourager à visiter ceux répertoriés dans la page Blogues Littéraires et sur TLMEB, mais aussi explorer les blogrolls de tous ces blogues. J’ai également répertorié sur mon compte Delicious plusieurs blogueurs littéraires francophones:
Mon top 10 (ordre alpha):
- Le Baise Livres
- La Bibliothèque d’Allie
- Carnet littéraire
- Livresquement boulimique
- Les Hommes littéraires
- Passe mot de Venise
- Pause lecture avec Kikine
- There will be blog
blogues de libraires:
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Source photo: Le Carnet de Sophie Imbeault est un de mes blogues préférés pour ses photos, ses impressions de Québec, les petits détails qu’elle observe et sa passion de foodie. Sophie est éditrice au Septentrion.
La rentrée littéraire automne 2011 made in France.
Nous sommes encore au cœur de l’été, mais déjà les titres de la rentrée littéraire en France sont connus et déferleront en librairie dans quelques semaines chez nous. Je me réjouis déjà de l’annonce de certains titres, mais je me désole que nous n’ayons pas, au Québec, colligé toute cette information pour la rendre disponible sur le Web, au profit non seulement des médias, qui eux sont alimentés par les attachées de presse des maisons d’éditions et de diffusions, mais surtout au profit des blogueurs, des Webzines et des internautes influents.
Babelio à recenser tous les titres de la rentrée littéraires 2011 et même ceux qui ne sont pas officiellement annoncés. Les titres sont classés par nationalité, tout en y distinguant les premiers romans. Babelio le fait au bénéfice de ses membres, afin qu’ils puissent les intégrer dans leur bibliothèque personnelle en ligne et éventuellement les commenter. Quelques titres l’ont d’ailleurs déjà été.
Un tel outil, avec l’information brute, assure une diffusion plus large et en un éventail plus large aussi de titres chroniqués. Les nombreux blogueurs littéraires québécois (voir liste ici et sur TLMEB) effectuent des choix selon leur créneau et leurs intérêts et n’auraient pas à se fier à une liste écrémée par les médias. De plus, Babelio offre beaucoup d’information complémentaire, bibliographie de l’auteur, entretiens, vidéo promotionnelle, etc., en plus des commentaires des membres évidemment. À titre d’exemple, pour le nouveau roman de Jean-Christophe Grangé, le Passager, Babelio a déjà mis en ligne une vidéo de présentation de l’auteur. Un teaser efficace, qui peut facilement être reprise par les chroniqueurs du Web. Il est donc avantageux de centraliser l’information concernant la rentrée littéraire.
Dans les médias français, on parle de 654 nouveautés pour la rentrée littéraire 2011, Babelio recense 703 titres à paraître en France entre la mi-août et octobre. De ce nombre, 429 titres sont d’auteurs français. Fait marquant et excellente nouvelle, une version numérique pour tous les auteurs français sera disponible, espérons qu’au moins les têtes d’affiche en littérature étrangère le soient également.
Espérons, également, qu’ils seront en format ePub sans DRM et mis en vente simultanément au Québec. Les entreprises doivent adapter leur processus commercial au marché et non pas imposer une manière de faire issue du monde physique sur cette économie de l’immatériel. Les effets pervers, comme l’achat sur des boutiques étrangères et le piratage répondront à ces erreurs de management, sans oublier que ces ventes numériques peuvent servir d’inputs aux décisions commerciales concernant les livres papier. D’autant que les passerelles entre les différentes plateformes de livres numériques comme ANEL – De Marque sont installées, les autres sociétés ont également la possibilité de le faire.
L’effet Amélie Nothomb et le principe du sablier.
Les éditeurs français ont diminué leur production de nouveautés cet automne, notamment à cause de la morosité du marché ce printemps, mais intègrent la production de version numérique dans le processus éditorial. L’article dans les Inrocks (# 815 du 13 juillet), Pourquoi les livres ne se vendent plus? exprime aussi sur le déclin du statut et de la valeur symbolique du livre en France et auprès des élites. (lu sur l’application pour iPad).
Les éditeurs misent sur les valeurs sûres parce que les médias misent sur les valeurs sûres? Ou. Comme les médias misent sur les valeurs sûres les éditeurs misent sur les valeurs sûres?
Les médias pousseront encore plus fort dans l’entonnoir et présenteront en pleine page de leur une Amélie Nothomb et consorts, listeront les titres les plus attendus et souligneront quelques nouveaux romans. Beaucoup de place à prévoir pour les auteurs français comme Nothomb, Schmitt et Grangé et une moindre place aux auteurs québécois en général, mais surtout de deuxième et troisième roman, en dehors des vedettes annoncées. C’est le principe du sablier. C’est peut-être seulement une question de perception de ma part, mais des articles comme celui-ci viennent le confirmer régulièrement : Livres étrangers = 11 – Livres québécois = 0. CQFD!
L’avantage d’un accès aux titres à paraître pour la rentrée de l’automne 2011 et disponibles à tous sur le web est la possibilité de comparer et d’y repérer les oubliés pour offrir sur ses réseaux propres, soit de partage social de lectures comme Babelio ou Pause lecture, soit, pour les supers lecteurs, sur leur blogue littéraire ou pour les Webzines comme La Recrue du mois. Ces sites offrent un complément d’information aux lecteurs qui n’est pas négligeable. L’information brute rendue disponible sur le Web peut ensuite être traitée par les blogueurs, les libraires, et les bibliothécaires dans un travail de médiation auprès de leurs clientèles/lecteurs propres, il ne faut pas laisser simplement les médias traditionnels faire ce travail, leur espace est limité et leur attention encore plus brève. À titre d’exemple, un challenge entre une vingtaine de blogueurs français a été organisé spontanément pour chroniquer les titres de la rentrée 2011.
Premiers romans
Sur les 74 premiers romans français annoncés, Babelio en dénombre déjà 58 et un total de 77 titres de toutes nationalités confondues. Il n’est pas surprenant que les éditeurs privilégient leurs nouvelles voix nationales et diminuent certains risques dans le contexte où l’offre excède la demande et où le marché semble encore incertain.
L’information sur la rentrée québécoise
La rentrée littéraire pourrait profiter d’une meilleure amplification sur le web en diffusant en un seul lieu l’ensemble des titres à paraître cet automne. Je suis convaincu, comme je l’ai mentionné, que les blogueurs pourraient relayer l’information (en toute liberté et indépendance) après en avoir extirpé les titres les plus pertinents pour eux et leur communauté. Je parle des blogueurs, mais les bibliothécaires et les libraires présents sur Internet crée une information pertinente et adaptée plutôt que de simplement relayer le même article de La Presse et du Devoir, et bien sûr l’un n’empêche pas l’autre.
La rentrée est littéraire, mais vu la petitesse de notre marché et l’importance de blogues et de sites spécialisés sur le voyage, la cuisine, la famille et la santé, j’ajouterais à la nomenclature habituelle des nouveautés des éditeurs québécois, Romans québécois, Romans étrangers, Premiers romans, mais aussi les Essais, le livre Jeunesse et le livre Pratique. On peut s’inspirer de ces sites : Rentrée 2010 pour les catégories autres que littéraires, par contre je n’ai pas été en mesure de connaître la date de mise à jour et si une édition 2011 est en préparation. Le site Les chroniques de la rentrée littéraire est à suivre pour son édition 2011.
Il est possible de colliger l’information à partir des annonces de nouveauté de la BAnQ, mais l’idée est de rassembler le tout préalablement pour avoir une vue d’ensemble de la rentrée avant la sortie des premiers titres. Si vous connaissez une source d’information qui collige toutes les nouveautés de la rentrée et qui aurait échappée à mes recherches, merci de m’en faire part.
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En attendant ma rentrée littéraire purement québécoise, voici la rentrée littéraire de l’édition française.
Parmi les auteurs français les plus attendus il y a évidemment les plus fidèles au rendez-vous d’automne, Amélie Nothomb, avec Tuer le père et Éric-Emmanuel Schmitt avec la Femme au miroir. Il y aura aussi Emmanuel Carrère et son Limonov, Lydie Salvayre avec Hymne. Jean-Christophe Grangé et le Passager et Yasmina Khadra pour l’Équation africaine.
Pour ma part, les Amants de Francforts de Michel Quint a piqué ma curiosité et sera sur ma liste de livres à lire avec Le Jus de la nuit, suivi de De la cervelle sur les murs & Le fléau de Pastisville de David Sillanoli, édité chez Al Dante et qui semble à première vue complètement déjanté. Le nouveau roman, le Cas Sneidjer, de Jean-Paul Dubois aura Montréal comme cadre de l’action, ce qui ajoute à mon intérêt.
Littératures anglo-saxonnes
Une centaine de titres anglo-saxons (américains; anglais; britanniques classement Babelio) dont la moitié est américaine.
Du côté américain, il y a les habitués qui reviennent avec la régularité d’un métronome, tel Philippe Roth avec le Rabaissement, Dan Simmons avec Drood, Paul Auster avec Sunset Park, en plus des habitués des clubs de lecture comme Diana Gabaldon, Douglas Kennedy et Maya Angelou et James Frey. Le best-seller Freedom de Jonathan Franzen devrait aussi faire parler de lui.
Pour ma part, je me réjouis de la première traduction en français de Atlas shrugged de l’auteure culte Ayn Rand, sous le titre la Grève, et un premier roman de James Franco, le Golden boy d’Hollywood, mais aussi des campus universitaires (lire entrevue sur Wired) qui nous offre des nouvelles dans Palo Alto, où il met en scène des adolescents désoeuvrés de la Californie
La littérature canadienne n’y est pas particulièrement bien représentée, on note la sortie de Douglas Coupland. Mais aussi la sortie de deux auteurs québécois assimilés aux auteurs français, Hubert Reeves et Nancy Houston.
La littérature indienne comptera cinq nouveautés dont Les Ombres de Kittur d’Aravind Adiga qui nous a donné le très beau roman Tigre blanc. 18 nouveautés espagnoles, dont Arturo Pérez-Reverte avec Cadix, ou la diagonale du fou. Un rendez-vous avec des intrigues intelligentes truffées d’une grande érudition.
Peter Hoeg revient avec Les Enfants des cornacs et quelque 10 de ses compatriotes scandinaves. L’auteur japonais Haruki Murakami, qui nous a offert le délicieux Kafka sur le rivage, revient avec deux tomes de sa trilogie : 1Q84, sur ma pile à lire assurément. Consultez les autres titres japonais de la rentrée 2011. et beaucoup d’autres à découvrir:
- 12 romans italiens
- 12 romans allemands
- 5 romans russes
- du Brésil 2 titres, dont celui de Paulo Coelho; de l’Argentine 4 titres
- 5 romans chinois
La rentrée d’automne 2011 en France dans les médias :





